1905: Les Indiens stenographes

New details about Chiefs Louis and Johnny Chiliheetza’s visit to see the King of England and the Pope…

johnny chiliheetza medals 1

Chief Johnny Chilihitzia’s medals (Image credit here and below: Bernadette Manuel and family)

There are a few glaring inaccuracies in this article from the year following that visit, but they’re just the usual sorts of mistaking Chinook Jargon for BC people’s tribal languages.

I’ll point those out in my English translation of the following interesting piece:

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johnny chiliheetza medals 2

COLOMBIE BRITANNIQUE.

Les Indiens sténographes.

Les Indiens aux environs de Kamloops (Colombie Anglaise [sic[) sont dans la joie parce que leur chef, Louis, et leur dévoué missionnaire, le révérend P. Lejeune [Le Jeune], sont revenus d’un voyage qui a duré quatre mois en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie. Louis a vu le roi Edouard VII au palais de Buckingham, et a été reçu au Vatican par le pape.

Pie X lui a donné, ainsi qu’au chef de Indiens du lac Douglas, Johnny Chilihertya [Chiliheetza], qui l’accompagnait, une médaille et sa bénédiction. Il a aussi envoyé 2,000 médailles aux autres Indiens.

Les Indiens de Kamloops sont presque tous — chose remarquable — abonnés à un journal imprimé en signes sténographiques; ils ont une bonne église éclairée au gaz acétylène et assistent souvent à des conférences illustrées. Et, cependant, plusieurs d’entre eux vivent encore dans des wigwams et l’on voit leurs femmes préparer des peaux de chevreuil en les grattant avec des outils de pierre.

Il y a douze ans, ils ne savaient pas écrire leur langue et n’avaient aucun livre. Cependant ils respectaient dans leurs discours certains règles grammaticales.

Aujourd’hui, des centaines de ces Indiens correspondent entre eux dans leur langue au moyen de la sténographie Duployé. Ils ont aussi des bibles et des recueils de chansons en sténographie.

Ce changement s’est opéré chez euz grâce au dévouement du révérend P. Lejeune, un Breton qui a été envoyé à Kamloops il y a 24 ans. Ce missionnaire, ayant conçu l’idée de leur enseigner à écrire leur langue, leur indiqua des signes représentant chacun des sons de leurs mots. Ces signes sont simplement ceux de la méthode Duployé.

C’est pendant l’été de 1890 qu’il commença son oeuvre en instruisant un pauvre Indien infirme, qui, avant le jour de l’an, était déjà en état de lire et d’écrire. Ses amis le prièrent de leur apprendre ce qu’il savait, et firent des progrès merveilleux.

Maintenant plus de 1,500 Indiens de Kamloops s’écrivent en sténographie et lisent le “Kamloops Wawa”,//”Wawa” signifie causerie en chinook. Le “Kamloops Wawa” est publié par le révérend P. Lejeune depuis 1891, et imprimé à New-Westminster.

À l’exposition de sténographie de Nancy (France), les Indiens ont obtenu un diplôme d’honneur et plusieurs médailles.

Le révérend P. Lejeune demeure dans le village indien en face de Kamloops. Ses paroissiens lui ont construit une église. Derrière cet édifice se trouve une salle dans laquelle se compose le “Kamloops Wawa.”

La plupart des Indiens de Kamloops et du lac Douglas dont de fervents catholiques.

‘BRITISH COLUMBIA.

Indian stenographers.

The Indians around Kamloops (English [sic] Columbia) are delighted because their leader, Louis, and their devoted missionary, the Reverend Father Lejeune [Le Jeune], have returned from a trip that lasted four months in England, Belgium, France and Italy. Louis saw King Edward VII at Buckingham Palace, and was received at the Vatican by the Pope.

Pius X gave him and the chief of the Indians of Lake Douglas, Johnny Chilihertya [Chiliheetza], who accompanied him, a medal and his blessing. He also sent 2,000 medals to the rest of the Indians.

Almost all of the Kamloops Indians — remarkably — subscribe to a newspaper printed in shorthand; they have a good acetylene gas-lit church and often attend pictorial lectures. And, at the same time, several of them still live in wigwams and their wives are seen preparing deer skins by scratching them with stone tools.

Twelve years ago, they could not write their language and had no books. However, they respected certain grammatical rules in their speech. [sic! All languages operate by grammatical rules.]

Today, hundreds of these Indians correspond with each other in their language [actually Chinook Jargon] by means of Duployé shorthand. They also have Bibles [no, only a “Chinook Bible History” summary] and shorthand songbooks.

This change has come about among them thanks to the dedication of Reverend Father Lejeune, a Breton who was sent to Kamloops 24 years ago. This missionary, having conceived the idea of ​​teaching them to write their language [actually Chinuk Wawa], pointed out to them signs representing each of the sounds of their words. [Actually far from a complete inventory of CW’s sounds, let alone those of locally spoken Salish.] These signs are simply those of the Duployé method.

It was during the summer of 1890 that he began his work teaching a poor crippled Indian [Charley-Alexis Máyus] who, before New Year’s Day, was already able to read and write. His friends begged him to teach them what he knew, and made wonderful progress.

Now over 1,500 Kamloops Indians write shorthand and read “Kamloops Wawa”,

“Wawa” means chat in Chinook. The “Kamloops Wawa” has been published by the Reverend Father Lejeune since 1891, and printed in New-Westminster.’ [Among other places, including back east in “Canada”.]

— from Missions de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée, No 169, March 1905, pages 242-244

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